Off the Record: RIVVER

Réalisé dans nos studios tard le soir et entre deux enregistrements, le deuxième Opus de RIVVER se dévoile : DIMENSION. Fort d'un son à la fois hypnotisant et organique, il nous transporte dans un univers envoûtant et mystérieux que le réalisateur Jeremy Comte a su retranscrire (brillamment, on le croit) à travers son court-métrage-clip dédié au premier extrait : Am I Ok ft. Milk & Bone.

Aussi connu sous le nom de François Bélanger, voici ce qui se cache derrière celui dont nous sommes tous fan chez Apollo : RIVVER.

 

RIVVER EN 5 QUESTIONS

I - Am I Ok est une pièce très introspective. Tu l’aurais illustrée comment, si tu avais été réalisateur?

Je n’aurais pas su mieux l’illustrer que Jeremy Comte l’a fait. Cette vidéo là, ça a été un heureux hasard dans le processus. Pendant le tournage de son court-métrage PATHS, mélange ésthétique de témoignages d’inconnus rencontrés au fil de ses voyages, Jeremy a développé son habilité à interviewer spontanément des gens issus de toute sortes de milieux. Il a continué de le faire après la sortie du documentaire, au fil d’autres voyages, et ces images ce sont finalement retrouvées sur le vidéo de Am I Ok.

II - Ton identité visuelle est indissociable de ton identité musicale. Parle-nous un peu de ton concept.

Chaque pièce possède sa propre identité : des photos de François Ollivier prises avec un argentique et retravaillées ensuite par le graphiste Sébastien Camden. Nous avons travaillé ensemble sur le côté symétrique, kaléidoscopique, réflectif. Je voulais vraiment garder une continuité dans l’identité visuelle, comme je l’ai fait avec mon précédent EP. J’accorde beaucoup d’importance à l’image de marque, à une identité forte et reconnaissable. Je travaille dans le milieu publicitaire et l’esthétique est importante pour moi.

III - Tu es basé à Montréal, Canada. Comment décrirais-tu la scène musicale dans laquelle tu évolues et en quoi t’influence-t-elle dans ton processus créatif ?

Honnêtement, je vais voir peu de shows d’artistes Montréalais. Le concept de “scène locale” a beaucoup évolué depuis l’arrivée du Web. La culture s’importe et s’exporte beaucoup plus facilement. Par contre, j’aime collaborer avec des artistes locaux. Il y a  eu parfois des artistes internationaux qui m’ont proposé de réaliser des clips pour mettre ma musique en image, mais jusqu’à date ça me correspond moins. Pour moi, le contact humain, c’est très important dans le processus créatif. C’est probablement pourquoi toutes les collaborations visuelles ou musicales sur l’album sont Montréalaises. C’est là que ça m’influence. Cependant, j’aimerais vraiment que RIVVER s’exporte en dehors d’ici, alors je suis super ouvert à toutes les approches.

IV - Est-ce qu’on peut s’attendre à te voir en spectacle bientôt?

Je ne suis pas encore certain de la direction que je pourrais prendre sur scène. Même si on me considère comme un producteur électronique, ma façon de composer est assez Rock, assez traditionnelle. Par exemple, la guitare qu’on peut entendre sur Am I Ok, je l’ai enregistrée en studio. Si je décide de monter un show, je trouverais important de le faire avec des musiciens, et non pas d’être seul derrière des machines. Étant assez perfectionniste de nature, je veux vraiment prendre le temps de réfléchir à la formule idéale avant de me lancer.

V - Dimension, 4 tracks. Es-tu familier avec le concept de quatrième dimension ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?

L’Âme.


« Un homme d’esprit de ma connaissance croit qu’on pourrait cependant regarder la durée comme une quatrième dimension [...] Mais c'est aussi une sensation. » (Jean-Baptiste le Rond D’Alembert)

 

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